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Dimanche 6 septembre 2009
AH QUE DAMNED! Qu'est-ce que ça faisait longtemps que j'avais pas posté un article, un vrai, un beau, un qui sent bon le cadavre chaud! (C'est pas pour dire, mais tes références et tes comparaisons laissent à désirer...) (Laisse, c'est cohérent avec la suite.)

Cher lecteur, chère lectrice, public et lectorat adoré, j'espère que tu as le coeur accroché. Car je suis de nouveau là pour te faire hurler, saigner des yeux, pleurer toutes les larmes de ton corps en appelant ta maman avec cet article venant du fin fond du tréfond des méandres de ma cervelle. (Et il va beaucoup être question de cerveau, tu/vous vas voyez...) (Hey! avec le verbe "accrocher" t'aurais pu aussi parler de cou*BAFF*

J'ai écrit cet article il y a looooooooooongtemps pour être honnête, en espérant le voir publié dans le numéro 7 du magazine 42 (Le webzine par pour sur dans les geeks). Il n'y est pas. Tant pis. Je vous encourage tout de même, toi lecteur, à cliquouller sur le lien ci-contre pour aller lire ces merveilles d'inculture geekesque awesome.

Bon, sans plus de Ici Bla-bla, je vous laisse découvrir mon divin article...
*Mode vaniteux off*
Putain, j'espère qu'il vont apprécier cette bouse, ou au moins pas trop me jeter de caillous...




Dossier

Nécro-biologie

 

            Il est généralement admis que les geeks forment l'espèce supérieure destinée à diriger ce monde qu'est la Terre de manière ferme, ce après la Grande Aubai.... Catastrophe, j'ai nommé la résurrection des cadavres, le grand moment où les morts se relèveront de leurs tombes et où le peuple non-geek fera appel à ces virtuoses du joystick analogique pour éviter le chaos et la destruction totale de la planète, du moins jusqu'à ce qu'un savant fou ne balance une nouvelle bombe de son invention (De toute façon Maya l'abeille fera taire tout le monde en 2012.). Tous les plus grands prophètes, philosophes et scientifiques s'accordent sur ce point, de Nostradamus à Saint Boulet, en passant par Nietzsche et Madame Duschmol.

            Des années d'entraînement passées devant des programmes de formation réputés tels que les jeux Resident Evil ou Silent Hill, ou encore des documentaires tels que « Ciel mon mari est un zombie ! », « La nuit de folie des morts-vivants » ou « les Schtroumpfs Noirs » ont préparés les geeks à toutes éventualité et à toute situation possible et imaginable afin de contenir la menace zombienne. Ils ont appris les gestes à accomplir, acquis les réflexes de survie nécessaires à la préservation de leurs postérieurs, étudié ce qu'il fallait faire ou ne pas faire dans telle ou telle situation, établi-étau spatio-bricolo un liste des armes efficaces contre les mort-vivants et la façon de les utiliser ("Shoot 'em in the head" étant le premier article, primordial...) ainsi que les lieux à éviter et les bonnes planques.

            Oui, les geeks sont parés pour ce jour où remonteront les relents de pourriture des chairs nécrosées de leurs ancêtres. Mais s'ils sont incollables sur le plan pratico-pratique concernant la survie et l'annihilation desdits ancêtres puant-des-pieds-pas-beaux-tout-gluants, il faut reconnaître que beaucoup de choses échappent encore à ces grands experts. Il existe en effet beaucoup de débats, parfois relevant de la philosophie, parfois de la science, ou le plus souvent de la connerie pure, concernant par exemple beaucoup de situations théoriques encore inexpérimentées dans les documentaires, bandes dessinées pornogra... Pédagogiques ou encore les simulations vidéoludiques, telles que la question suivante posée par Saint Boulet patron des blogbédéistes: combien de zombies faudrait-il pour bouffer une vache? Et cette dernière se zombifierait-elle instantanément, ou avec un délai plus court ou plus long que les humains? Les effets seraient-ils semblables?

            Cette simple question parmi tant d'autres illustre bien le fait que beaucoup de choses nous échappent encore, et que bien que théorique à la base, cette question pourrait bien avoir de sérieuses implications pratiques. Vous vous imaginez cernés par une bande de vaches zombies punks joueuses de jeux vidéos ? Moi pas, ça fait trop peur !

 

            Mais de tous les domaines encore marqués du sceau non pas d'eau mais du point d'interrogation, le plus pas exploré de tous reste la nécro-biologie, ou la biologie des damnés de la terre qui en ont plein les oreilles. Et ce pour des raisons à la base fort simples, c'est qu'aucun spécimen ne reste en vie assez longtemps pour être étudié en laboratoire (les réflexes de geek sont redoutables et un geek digne de ce nom ne peut laisser un zombie en vie plus de 5 minutes 37 secondes, record maximum selon une étude franco-hispano-mercurio-autrichienne), et que les scientifiques qui s'adonnent à la création de mort-vivants sont soit tués par leurs propres créatures, leurs "enfants" en quelque sorte (qui ont tendance à manger la chair de leurs entrailles), soit dézingués comme il se doit par les geeks. Dans ces conditions, il nous a été impossible jusqu'à ce jour d'avoir une réponse définitive à la question: pourquoi du comment que les zombies y vivent dis donc c'est quand même étonnant tout ce bouzin rôhlàlà?.... (En langage kikoolokévin, on pourrait la résumer par "ololol, pk lé zombi y viv?")

            Mais des théories existent, cependant, et des recherches actuellement en cours (mais pas de math, désolé j'ai pas pu résister) devraient apporter prochainement une réponse. Nous allons aujourd'hui, pour vous, pour Toi, lecteur vénéré(ien) qu'on te kiffe trop le boule de glace, vous exposer ce qui pourrait bien devenir une science primordiale (ale) dans les années à venir... Mais avant 2012 quand même, ce serait bien.

 

Des bases théoriques, ou « comment organiser son inutilité ? »

 

            Avant de commencer, il convient de rappeler qu’il existe principalement deux types de zombies: les cadavres infectés par un virus, de préférence expérimental et créé par un savant de préférence fou, et les individus servant d’hôtes à un parasite, parfois mutant, ayant pris le contrôle de leurs corps et de leurs esprits. Je n’évoquerai pas ici les morts qui reviennent à la vie par une quelconque intervention divine ou autre tour de passe-passe parce que d’abord je suis un sale athéiste de merde et que surtout c’est trop facile de dire « Hop je me relèv pcq C dieu ki meu la 10, ololololol owned tu peu ri1 exlip… expil… expliké ! », c’est que de la triche d’abord et pis c’est pas scientifique et alors il est où le plaisir d’expliquer quelque chose de façon farfelue, hein ? Hein ?

            Ces deux types de zombies donc sont bien distincts sur le plan biologique, étant donné que le motif motivant leur motivation à nous bouffer la cervelle est différent. Il arrive cependant que les deux cas se retrouvent en un seul sujet. Les cas engendrés étant en général dignes de servir de boss de fin de niveau, ils sont à traiter de manière individuelle et ce type de zombie ne sera donc pas abordé ici.

            Il est également toujours utile de se remémorer les caractéristiques principales du zombie moyen, qui servira d’étalon de mesure (Même si le zombie moyen n’est en général pas aussi bien monté qu’un étalon… Déjà y’a pas de selle adaptée…). Quelles sont-elles ? Oui, vous, là, au fond à gauche ?...... Oui ben merci de suivre, ou alors si ça vous intéresse pas, sortez. Bon. Bien. Les zombies sont aisément reconnaissables à la teinte de leur peau, plus blafarde que la moyenne. (Le zombie noir est une exception, mais elle est peu courante car dès qu’un individu est repéré on crie au racisme ce qui le fait disparaître.) Leur chair est en général nécrosée, et il arrive souvent qu’il leur manque une partie d’anatomie quelconque, doigt, bras, jambe, œil, zizi coincoin, voir un morceau de crâne. Cependant, pour qu’un zombie soit en état de marche, il lui reste toujours au moins la tête, entière ou en partie, ainsi que le torse, et les pieds c’est bien aussi. Les seules exceptions sont les zombies « divins », et gnagnagna, regardez comment ils foutent la théorie en l’air, on a bien fait de les ignorer ces frimeurs qui survivent sans la tête. Les zombies sont réputés pour leur lenteur et leur maladresse, notamment due à leur intelligence nettement inférieur à celle d’une limace Kévin trisomique atteinte d’Alzheimer. Ils se sont rendus célèbres par leur manie très particulière consistant à tenter d’ingérer les cerveaux d’êtres toujours vivants, avec une préférence claire pour les cerveaux humains. Jamais un zombie ne mangera de cerveau déjà mort, pas sans bonne sauce béchamel tout du moins. Il est aussi à noter que le zombie ne semble pas manifester de souvenirs de sa vie passée, si votre môman tente de vous boulotter le crâne, tuez-la, car ce n’est plus votre môman. Les zombies sont également incapables d’ouvrir la plupart des portes, en tout cas pas si elles nécessitent un chargement.

 

« On prend un ver ? » ou pourquoi les animaux domestiques c’est bien.

 

            Nous commencerons, si vous le voulez bien (et même si vous le voulez pas d’ailleurs), par nous pencher (mais pas trop on pourrait tomber) sur le cas des parasites ayant pris possession d’un corps, ou « faux zombie ».

            Car s’il est plus facile de l’appeler « zombie », l’hôte parasité n’en est en réalité pas un. En effet, le sujet n’est pas toujours mort lorsque le parasite s’invite chez lui, ce qui n’est pas très poli au passage. Il ne rejoint donc pas la définition du mort-vivant et donc du zombie, même s’il en présente les caractéristiques principales. Et même dans le cas où le corps possédé est celui d’un mort, il ne peut décemment être appelé « mort-vivant », étant donné que ce n’est pas le sujet qui revit, mais bien le parasite qui vit à l’intérieur qui fait agir le cadavre. C’est comme la pendaison de crémaillère d’un méca, en quelque sorte, sauf qu’il n’y a pas de réacteurs, de fulguropoings, de grandes épées et de canons lasers, et encore heureux car sinon les geeks auraient bien plus de mal à les buter, au sens propre comme au figuré.

 

            Le zombie parasité, en tant qu’hôte et non cadavre, donc, est bien différent du zombie classique. Il se démarque clairement de celui-ci en de nombreux point.

            Pour commencer, le zombie parasité est moins maladroit et plus rapide que ses congénères. Il peut se servir d’outils sophistiqués allant du tesson de bouteille jusqu’au pied de chaise, en passant par le bazooka et le sabre laser.

            Ensuite, il possède une intelligence supérieure. Le cerveau de l’hôte semble en règle générale toujours fonctionner, même si le sujet n’a plus aucun contrôle sur sa volonté, ce qui facilite probablement le travail du parasite, et encore heureux parce qu’un travail à temps plein comme celui-là, ça vous éreinte les tentacules ça madame ! Au cerveau du zombie s’ajoute l’intelligence propre au parasite. Celle-ci fluctue selon la race de parasite en question (C’est pas moi qui suis raciste, c’est comme ça, on y peut rien.). Il existe des spécimens qui semblent faire preuve d’une intelligence commune et d’un comportement social très développé. Ces sociétés semblent hiérarchisées, bien huilées et efficaces, ça ferait presque passer la démocratie pour la loi du talion d’Achille. Cette sociabilité leur permet d’élaborer des plans plus complexes que ce qu’aucune armée de zombie ne pourra jamais espérer mettre en oeuvre, d’établir des stratégies, et de jouer au Scrabble. Il ne faut cependant pas paniquer vis-à-vis de cette intelligence plus élevée que la norme, le zombie parasité reste une grosse cruche que votre colt trop la classe qui roxx du pangolin surfeur qui farte aura tôt fait d’envoyer bouffer les pissenlit par la racine.

            La troisième grande caractéristique, et non des moindre, est le parasite lui-même. Prenons le cas suivant : avec votre bô couteau suisse, une corde à linge, une sucette tombée par terre, un système d’exploitation Vista et vos talents de Mac Gyver, vous vous débrouillez pour arracher le bras droit d’un zombie (Trop facile : vous êtes un geek après tout !). Là où un zombie normal resterait à regarder son bras sans comprendre, le parasité, lui, vous lolera bruyamment à la figure, vous laissant entrevoir sa dentition irréprochable (Voyons, ne tombons pas dans le cliché…), et surgira soudainement à la place de son bras une belle tentacule visqueuse digne des pires scènes d’animés nippons… Oui, je dis bien des pires, je suis quelqu’un d’intègre moi, non mais !

            Cette propension de la part des parasites à soudainement enfler comme s’ils avaient bouffer 538 big Mac giant sauce oignon avec double portion frite est des plus étonnante. L’évolution du parasite est, de manière traditionnelle, la suivante : un œuf minuscule s’infiltre dans le sujet, tel James Bond ; l’œuf éclôt et le parasite commence à grandir ; le parasite occupe la totalité du corps du sujet, c’est devenu un beau gros bébé ça madame ! ; Le parasite double de volume et se retrouve tout serré, vivement qu’un geek lui arrache un bras à ce con ; le sujet perd un bras, pas grave ; le parasite qui a encore doublé de volume entre-temps sort son petit doigt dehors pour faire coucou ; Le parasite meurt car les geeks ont encore frappé. Certains spécimens arrivent parfois à un stade tellement impressionnant de croissance qu’ils peuvent faire jusqu’à 89 fois la taille de l’hôte à l’intérieur. C’est un peu comme si un canari vous pondait un œuf d’autruche. En général, à ce stade, le parasite peut se passer de son hôte, et cela vaut mieux car il n’en reste pas très très souvent grand-chose… Comme le canari, de nouveau.

            La dernière caractéristique notoire, c’est que le zombie infecté ne peut pas contaminer par sa morsure un sujet sain. C’est le parasite qui doit de lui-même se taper le boulot. Cela a son importance, nous le verrons par la suite.

 

            Après ce tour d’horizon du type parasitaire, on peut en conclure… Que rien. Il s’agit en effet d’un faux problème, vu que la raison du pourquoi du comment le zombie vit toujours est dans l’énoncé même : cela est du au parasite. Je vous laisse méditer sur cela avant que vous ne vous mettiez à me lynchez en me faisant comprendre que je vous ai fait perdre de précieuses minutes de votre temps sur Terre (si vous êtes marin, pas de problème donc). Vous êtes en droit de hurler que j’aurais pu vous éviter de vous faire lire cette bouse et empêcher ainsi de vous faire perdre quelques milliers de neurones et de vous avoir fait saigner les yeux comme dirait l’autre… Quoique ce serait stupide, vu qu’il s’agit d’un article écrit, sur le Net qui plus est, je risque pas de vous entendre…

 

Nous aborderons dans le prochain point le véritable problème : le zombie, le vrai de vrai 100% moisissure, celui infecté, le schtroumpf noir romérien qui veut vous boulotter même si c’est votre jour de congé.

 

Le bon vieux zombie des familles ou « Tonton Edmond ! Vous, ici ? ».

 

            Le nœud du problème est ici le virus. Car si l’on peut déjà difficilement expliquer le comportement de parasites qui sont particulièrement complexes, il est d’autant plus ardu d’expliquer comment un virus peut rendre la vie à un cadavre, justement car il s’agit de formes de vie infiniment plus simples. La grippe n’a encore jamais, que je sache, muté au point de zombifier ne serait-ce qu’un lombric asthmatique.

            Pour tenter de trouver une raison satisfaisante à ce foutoir, il nous faut reconsidérer les caractéristiques zombiennes. Putréfaction, débilité et lenteur, attirance pour les cerveaux, inconscience d’une vie passée, dans les cas les plus spectaculaires, excroissances, mutations, parfois présence d’une intelligence minimale. Enfilons notre veste de Dr House (qui ne porte jamais de tablier), attrapons notre canne, rapprochons notre tableau blanc et prenons numéro 13. SURTOUT, numéro 13. Cherchons ensemble ce qui pourrait causer tout cela, et la réponse devrait venir d’elle-même. (A moins qu’elle ne soit cul-de-jatte et bloquée dans les escaliers ce qui serait, avouons-le, vraiment pas de chance.)

 

            Ma théorie (Car oui, c’est MA théorie, vous n’alliez quand même pas croire qu’un gars narcissique imbu de son intelligence comme moi allait exposer la théorie de quelqu’un d’autre quand même !) est la suivante :

            Le virus agit principalement sur le cerveau et le cœur en les remettant en fonction, rétablissant les fonctions vitales de base, ce qui explique que si un zombie perd sa tête (ou son cerveau, c’est tout comme dans certains cas) ou n’a plus de cœur (voir se retrouve avec un cœur de pierre), ce dernier meurt. Encore une fois, oui, vous êtes perspicaces dites donc ! Cependant il arrive qu’une tête de zombie, seule et en relativement bon état (si elle a été décapitée à l’aide d’un bon sabre des familles par exemple) continue à vivre un certain moment. Cela pourrait s’expliquer que le virus continue à activer le cerveau pendant un court instant, aussi longtemps qu’il reste suffisamment de source nutritive (autrement dit de sang bien rouge, mmmmh !) à l’intérieur du crâne. Il semblerait donc que le virus de base ait besoin d’une source d’énergie, probablement trouvée dans le sang.

            C’est bien beau de réactiver le cerveau, mais ça ne suffit pas toujours madame, les gens en veulent toujours plus de nos jours, eh oui, et un corps à moitié putréfié qui se décompose plus vite qu’une aspirine plongée dans l’acide sulfurique ce n’est pas l’idéal pour recommencer à faire du 400 mètres haie chaque matin. Aussi le virus agit-il très certainement sur les tissus musculaires en ralentissant leur décomposition, permettant ainsi au zombie de vivre comme un zombie qui se respecte. J’irais même plus loin en affirmant que le virus possède même une vertu régénérative minime. Dans certains cas spectaculaires, avec un droit d’entrée parce qu’il faut bien vivre, on assiste alors à la formation d’excroissances, de déformations et autres joyeusetés qui font passer Quasimodo pour un Don Juan.

            Tout remis en fonction qu’il soit, un système d’exploitation Windows reste un système d’exploitation Windows, et cela s’applique également aux zombies : même une fois rebooté, ils restent néanmoins morts et pourris. Ainsi la lenteur et la malhabileté des mouvements zombiesques restent aisés à expliquer. Enlevez les biceps d’un cadavre, et il y aura peu de chances pour qu’il réussisse à vous étrangler, ce qui semble être leur sport national, et devrait d’ailleurs récemment être accepté comme discipline olympique.

            Mais le plus intéressant reste encore le cerveau et sa remise en fonction. Tout le monde sait qu’un bon mort-vivant qui se respecte se doit d’avoir une cervelle aux normes, c’est-à-dire dégradée à environ 1/3 voir plus, et si possible celle-ci doit être exposée au grand air pour éviter les odeurs de renfermé.

            Etant à ce point désagrégé, il n’est pas étonnant que le cerveau soit alors déficient. L’oubli de la « vie précédente » peut alors s’expliquer par un état piteux de la mémoire à long terme. C’est pourquoi, en attendant que le système « Mario » avec ses vies multiples et ses champignons verts ne soit adapté à la vie réelle, je préconise de vous faire enterrer avec une carte mémoire, cela vous permettra peut-être  de vous rappeler de vos anciennes techniques de geek et  ainsi d’échapper aux geeks chargés de vous réduire encore plus en charpie que vous ne le serez déjà.
            Mais on peut également se demander si cet état cérébral n’induit pas un complexe d’infériorité chez le zombie. Ce complexe nous permettrait d’expliquer rien moins que la propension des morts-vivants à vouloir ingérer les cerveaux de vivants-tout-court ! Mettons-nous un instant dans la peau de votre petite sœur zombifiée, voulez-vous ? (Râââh, mais NON ! pas au sens propre, en plus je doute qu’il y ait assez de place pour ça hein !)

Vous gambadez malhabilement et lentement dans la ville, comme la joyeuse petite zombie que vous êtes maintenant. Et voilà qu’autour de vous, vous remarquez peu à peu plein de gens bizarres à la peau colorée, aux joues bien rouges, en train d’hurler de peur à votre vision. De plus, non contents de vous rejeter comme une pestiférée (Ce que vous n’êtes quand même pas, faut pas exagérer, c’est jamais qu’un petit virus !), ils se mettent à courir dans tous les sens, sans tituber, sans se prendre de réverbère, et vite en plus ! Comme votre petit cœur a mal dedans votre poitrine ouverte en deux ! Comme vous les enviez, ces gens, avec leurs cortex, leurs thalamus, leurs hypothalamus, leurs deux hémisphères propres et à l’abri dedans leurs crânes ! Comme vous voudriez pouvoir vous aussi compter jusque 42 ! Zut de flûte ! C’est vraiment trop injuste, y’a pas de raisons, et pis j’vais le dire à ma môman, et mon pôpa va vous casser la figure, et pis hop ! puisqu’ils me cherchent bah ils vont me trouver, j’vais leur en piquer un ou deux pour moi, personne s’en rendra compte et je pourrai aller frimer devant mon geek de frère !

Quelle est dure la vie de zombie, quand l’on tente simplement d’intégrer la société… Ce serait donc à cause de ce complexe d’infériorité que nos amis les non vivants se sentiraient une irrépressible envie de cerveaux frites salade : le but serait de s’approprier le cerveau pour (re)devenir plus intelligent… Oui c’est stupide, mais on parle quand même de zombies là, la logique n’est pas de mise (de poker). Malheureusement, la psychologie zombienne n’en étant qu’à ses tout premiers balbutiements, cette théorie est encore impossible à prouver de nos jours.

 

 

 

Et voilà chers lecteurs ! (Si si, on sait bien que vous êtes payés pour lire de telles inepties.) Vous connaissez maintenant les bases de la nécro-biologie ! N’est-ce pas un domaine passionnant, n’appelant pas à la réflexion théorique et (surtout) à l’expérimentation pratique ? Tant de questions restent en suspens hitchcockien, et ce ne sera qu’à force de travail scientifique que nous pourrons un jour clamer que les zombies ne sont plus un mystère pour les geeks ! Il reste encore beaucoup de cas à étudier, de types différents de zombies à créer pour annihiler par la suite, tant de travail à accomplir. (Ah non berk, c’est quoi ce mot de barbare, ça ?)

La prochaine fois, nous traiterons des zombies-guirlande-de-Noël de Twilight et de la meilleure façon d’éviter leur propagation via leurs suppôts décérébrés nommés « fans », le cour est terminé, merci de votre inattention.

 

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Samedi 5 septembre 2009
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Dimanche 30 août 2009
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Mardi 25 août 2009
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Tempus Fugit

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